Manacor

Publié le par Antoinette

Manacor compte en 2012, 40'831 habitants. Située à l'est de l'île, elle fait partie de la comarque de Levante, repose au sein d’un paysage en plaine au pied de la Montagne de Serra de Llevant. Portocristo, le port de Manacor, se situe à une distance de 13 km de la ville.

Manacor se caractérise par une industrie spécifique : la fabrication artisanale de perles artificielles, dites « perles de Manacor » ou « perles de Majorque ». Réalisées à partir de la fin du XIXe siècle, ces perles imitent les couleurs des perles de culture et présentent différents calibres. On les obtient en faisant tremper des billes de verre dans une nacre qui provient d'écailles de poisson.

Manacor est le chef-lieu d’une commune qui comprend, outre la ville de Manacor, les localités côtières de S’illot-Cala Morlanda, Porto Cristo, Cala Anguila, Cala Mendia, Cales de Mallorca et Cala Murada.

Elle est bordée par les communes de : Sant Llorenç des Cardassar, au nord-est ; Felanitx, au sud ; Vilafranca de Bonany à l’ouest ; Petra au nord-ouest.

Sous l’empire romain, Manacor était l’antique Cunicium. Sous l’occupation maure, Manacor était le chef-lieu du juz de Manqur, un toponyme d’origine berbère, d’où provient le nom actuel de Manacor. Les armes de la ville présentent une main tenant un cœur, un jeu de mots avec le mot Manacor « Man a Cor » (main à cœur).

Les habitants de Manacor se nomment Manacori, pour les hommes, et Manacorina, pour les femmes. Manacor a un centre historique qui recèle quelques monuments historiques.

Església de Nostra Senyora dels Dolors (L’église de Notre-Dame des Douleurs)

La construction de l’église paroissiale débuta à la fin du xixe siècle, en 1891. Elle fut édifiée à l’initiative du curé de Manacor, le curé Rubí, pour remplacer l’église paroissiale précédente, construite du XIVe, et devenue trop petite. La précédente église se trouvait à ce même emplacement où une première église, l’église Sainte-Marie, avait été construite dès 1232, peu de temps après la reconquête de l’île par Jaume 1er. Cette première église semble avoir remplacé une mosquée datant de l’occupation maure (une pierre tombale musulmane y a été découverte ; cette pierre tombale est exposée au Musée diocésain de Palma.

La construction de la nouvelle église Notre-Dame fut confiée à un ingénieur naval, José Barceló Runggaldier, qui dessina les plans et dirigea les travaux. L’architecte Gaspar Bennassar i Moner poursuivit les travaux de Runggaldier et construisit le clocher.

L’édifice est de style néo-gothique ; quelques parties de l’église précédente ont été conservées. L’ancien clocher a été remplacé par un nouveau clocher très élancé, de 80 m de hauteur, plus haut que le clocher de la cathédrale de Palma ; le clocher est attaché à l’abside de l’église. Ce clocher impressionnant est surnommé la « Torre Rubi), en hommage au curé Rubi qui fit édifier l’église ; c’est le plus haut bâtiment de Manacor.

L’église Notre-Dame a un plan en croix latine, avec une nef unique et cinq chapelles latérales de chaque côté, entre les contreforts. Deux chapelles, la chapelle Saint-Antoine et la chapelle Saint-François, se trouvent de chaque côté du chœur, à la hauteur des stalles ; elles faisaient partie de l’ancienne église et datent de la fin du XVIIIe siècle. Cinq autres chapelles se trouvent dans le transept, dont deux aux extrémités des branches : à l’extrémité gauche se trouve une chapelle dédiée au saint Schrist de Manacor avec un Christ crucifié polychrome de grandeur nature, vénéré par les paroissiens ; à l’extrémité droite, une chapelle dédiée à la Vierge de l’Immaculée.

Convent Dominic de Sant Vicenç Ferrer

Le prêcheur dominicain Vicenç Ferrer vint prêcher à Manacor en 1414. Il fut canonisé en 1455, et en 1576, un monastère dédié à Sant Vicenç Ferrer fut fondé à Manacor par l’Ordre des Prêcheurs Dominicains. La construction de l’église du monastère commença en 1597 ; elle fut consacrée en 1617.

La construction du cloître commença au milieu du XVIIe siècle et se poursuivit jusqu’à une date non précisée, au XVIIIe siècle, probablement jusqu’en 1744. L’église de Sant Vicenç Ferrer est une église conventuelle majorquine typique ; elle est de style baroque, mais avec la retenue et l’austérité caractéristiques de l’esthétique dominicaine. La belle façade assez sobre, présente un portail surmonté d’un arc en plein cintre ; dans le fronton, au-dessus du linteau, se trouve une statue du saint titulaire de l’église, Saint Vincent Ferrier.

La façade est flanquée, sur la gauche, d’un clocher au toit pyramidal. A l’intérieur, à une seule nef et huit chapelles latérales voûtées, la sobriété prédomine aussi, à l’exception de a chapelle du Rosaire ; elle est située sur la droite de la nef. En 1835, sous le gouvernement anticlérical du financier Mendizál, le monastère fut confisqué, puis servit de bureau du télégraphe ou de prison. Il accueille aujourd’hui des fonctionnaires municipaux. Le monastère fut entièrement restauré en 2005-2006.

Le monastère se trouve sur la Plaça del Convent, dans le centre de Manacor.

La Torre de Ses Puntes

La Torre de Ses Puntes est le dernier vestige d’une ferme fortifiée des XIII3 et XIVe siècles.

Elle abrite aujourd’hui le Musée archéologique de Manacor, qui présente notamment des mosaïques romaines et paléochrétiennes trouvées dans les environs de la ville, et des objets trouvés dans les talayots de la région.

La Torre dels Enagistes

La Torre dels Enagistes est une tour de défense d’un manoir fortifié du XIVe siècle.

Elle abrite aujourd’hui le Musée d’Histoire de Manacor. Le musée présente des pièces de monnaie, des outils de navigation, des poteries et la mosaïque de Balèria, une mosaïque tombale provenant de la basilique paléochrétienne de Son Peretó (Ve siècle). Au premier étage se trouvent des inscriptions du XVe au XVIIIe siècle.

Le village préhistorique de S’Hospitalet Vell

Le village préhistorique de S’Hospitalet Vell se trouve à 1 km de la ville de Manacor, sur la route de Cales de Mallorca. C’est l’un des principaux vestiges préhistoriques de l’île de Majorque, s’étendant sur la période naviforme et la période talayotique.

La période talayotique est marquée par la présence de talayots, des tours à deux niveaux qui pouvaient servir de tour de guet et de salle communautaire. Le talayot de S’Hopitalet Vell est de plan carré ; on peut voir le poteau qui soutenait le plafond de pierre qui séparait les deux étages. Autour du talayot étaient adossées des habitations.

On peut voir aussi une construction rectangulaire ; bâtie en grosses pierres, comprenant deux habitations séparées par une cour ; cette construction date du IIIe siècle avant JC, à l’époque des guerres puniques quand les frondeurs des Baléares étaient enrolés dans les armées carthaginoises.

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