Palma de Mallorca, en général

Publié le par Antoinette

Étymologie

Le nom de la ville remonte à 123 avant J.-C., l'année où Quintus Caecilius Metellus fonda la cité (sans doute sur des villages préhistoriques et phéniciens) et lui donna soit le nom des palmes reçues lors de son triomphe à Rome, soit celui qui rappelait les nombreux palmiers présents dans cette cité. Le nom de la ville n'est attesté de façon certaine que depuis l'époque musulmane où elle était appelée Madina Mayurqa1. Lors de sa conquête en 1229 par Jacques Ier d'Aragon le nom fut traduit littéralement Ciutat de Mallorca (Ville de Majorque en français). Au XVIIIe siècle, après la perte de l'île de Majorque lors de la guerre de Succession d'Espagne, la ville fut rebaptisée par les Décrets de Nueva Planta de Philippe V d'après son nom romain Palma, sans la précision « de Mallorca ». Celle-ci apparut au cours du XIXe siècle pour la différencier des nombreuses autres villes nommées Palma, notamment Las Palmas de Gran Canaria, Palma del Río, Palma de Gandía et La Palma de Cervelló.

Jusqu'en 2008, son nom en Espagne était Palma de Mallorca, en catalan et en castillan. Palma seul est devenu officiel le 8 octobre 2008 avant de redevenir, également officiellement, Palma de Mallorca en 2012. La ville est surnommée localement La Ciutat (« La Ville ») d'après son appellation historique. Le 6 juin 2012, consacre Palma comme capitale des Baléares et non seulement de Majorque. Pour certains commentateurs, ce travestissement, récent, du nom de la ville principale traduit un choix idéologique, contraire à la tradition historique. L'Institut géographique national espagnol maintient le seul nom de Palma .

En 1839, George Sand indique « Nous arrivâmes à Palma en novembre 1838, par une chaleur comparable à celle de notre mois de juin » En français contemporain, l'usage est répandu d'utiliser « Palma de Majorque », présent dans les dictionnaires jusqu'en 2011 au moins.

Démographie : Elle compte environ 402 044 habitants, soit presque la moitié de la population totale de la seule île de Majorque, qui compte près de 862 000 personnes (2011, Institut Statistique des Baléares). L'ensemble des habitants de l'archipel des Baléares avoisine 1 100 500 personnes. Cette population comprend, environ, 20 % d'étrangers, parmi lesquels les sud-américains (Bolivie, Argentine, Colombie) sont dominants. Il convient de relativiser ces données statistiques : Palma et les îles Baléares figurant parmi les lieux touristiques européens les plus actifs, la notion de résident permanent ne donne qu'une facette de leur géographie humaine.

En effet, avec 8 860 221 touristes pour la seule île de Majorque en 2011, passant tous par l'aéroport de Palma, les flux humains modèlent la ville de manière atypique -en particulier, avec une saisonnalité marquée. La population permanente a ainsi presque triplé depuis 1950, passant de 136 814 habitants (1950) aux 402 000 environ.

Cette ville portuaire est située au fond d'une grande baie éponyme, sur la côte sud-ouest de l'île dans la baie de Palma, bordée géographiquement par le cap de Cala Figuera, à l'ouest et par celui du Cabo Blanco, à l'est. Couvrant un peu plus de 208 km2, la ville est la huitième d'Espagne, par sa population permanente. Sa zone littorale est située à environ treize mètres au dessus du niveau de la mer. Mais la baie qui l'abrite est entourée de hautes collines culminant à près de cinq cent mètres au dessus du niveau de la mer, couvertes -en large part- de garrigues et de pins maritimes, outre les zones urbanisées.

Les colossales bâtiments de la Cathédrale et de l'Almudaina, l'ancien palais arabe, sont taillés dans l'ocre lumineux du grès majorquin. Ils profitent d'obscures ruelles fraîches parsemées de vieilles maisons aux magnifiques patios visibles des passants, de musées, d'églises ou de basiliques parfois austères, mais accueillantes. Le château de Bellver, la Bourse de mer médiévale, restaurée en 2010, vieille commanderie médiévale de l'Ordre du Temple, sont autant de lieux de visite. L'art moderne est également fort présent à Palma, où Joan Miró a vécu et est mort. La surface couverte par le centre historique est assez vaste et permet à la ville de garder un caractère authentique. À Pâques, les processions traditionnelles réunissent toutes les couches de population, au-delà des convictions religieuses.

La Cathédrale. Après l'implantation romaine, Palma est tenue par les Vandales et par les byzantins. En 858, la ville est pillée par le chef viking Hasting. En 903, elle est prise par les Almoravides et prend alors le nom de Medina Mayurka. En 1229, la reconquête des Baléares par les troupes du Roi d'Aragon débute, le 31 décembre, par la prise de Palma, qui chute à l'issue d'un siège de quatre mois. La cité prospère durant les XIIIe et XIVe siècles en tant que capitale d'été du Royaume de Majorque. Une grande partie des immeubles historiques les plus importants datent de cette période et montrent les caractéristiques du style de l'architecture gothique, notamment la cathédrale (1230 - 1600) et le style composite, maure, catalan et moderniste, et du Palais royal de l'Almudaina. En 1838, la mise en service du bateau à vapeur entre Barcelone et le port de Palma amorce le désenclavement de la ville, comme de l'île. En 1901, marquant la fin de la menace des pirates barbaresques venus d'Afrique, sous la nécessité d'étendre le territoire de la ville, les murailles antiques sont détruites et remplacées par des avenues (dont le tracé en zig-zag rappelle celui des fortifications). Le premier hôtel ("Gran Hotel"), toujours visible et aménagé en lieu d'exposition par une banque privée, est construit en 1903.

L'aéroport de Palma de Majorque situé à la périphérie est de la ville (Son Sant Joan) ; il est le troisième en importance en Espagne. Il connaît les tous premiers niveaux de mouvements aéronautiques européens, en juillet et en août de chaque année.

Palma possède également, depuis 2007, un métro consistant en une ligne de 8,3 km de long jalonnée par neuf stations, reliant la « Plaça d'Espanya » au campus de l'Université des îles Baléares. Palma est également le point de départ du réseau ferroviaire de Majorque avec sa gare multimodale (Estació Intermodal/Plaça d'Espanya). Un train historique reste en service, entre Palma et Soller, au nord de l'île, qui fait le délice des touristes.

Climat : Palma de Majorque possède un climat typiquement méditerranéen avec une moyenne annuelle des températures de 18 °C. La ville reçoit entre 350 mm et 500 mm d'eau par an repartis sur 51 jours de l'année. Le record de chaleur est de 38,8 °C et le record de froid de -2,7 °C. C'est pendant les mois de octobre et novembre qu'il pleut le plus avec une dizaine de jours de pluie tandis qu'en juillet on en compte moins de deux en moyenne. Les gelées sont possibles de fin novembre à mi-mars, mais elles sont rares, de l'ordre de 8 jours par an, et de faible intensité. Il en va de même pour la neige (marquée en 1956 et en 2012).

Palma de Mallorca, en général
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Publié dans Palma

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