Ses Païsses

Publié le par Antoinette

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En sortant d'Inca, ne trouvant aucune route indiquant Manacor ou Porto Cristo, nous nous sommes engagés dans une petite route de campagne qui nous a conduit au village talayotique de Ses Païsses. Nous voulions le visiter, mais y avons renoncé en voyant le prix de l'entrée.

Si vous voulez avoir des informations complémentaires sur les villages talayotiques en général, il vous suffit de consulter mon article sur ce sujet qui se trouve sur ce blog.

Le village talayotique de Ses Païsses correspond à l'une des plus grandes et mieux conservées colonies talayotiques de l'île de Majorque. La bonne conservation de toute l'enceinte fortifiée et des constructions internes, dont la plus grande partie reste à fouiller, est évidente. Le village a une forme elliptique, avec 13 500 mètres carrés, et un mur d'enceinte dont le périmètre est de 374 mètres. Il a été déclaré monument historique-artistique en 1946. Les premières fouilles archéologiques ont été menées sous la supervision de l'Italien Giovanni Lilliu, visant à mettre en relation les constructions majorquines avec celles de la Sardaigne. Ses travaux ont porté sur l'excavation de la partie centrale de la ville, le talayot et toutes les chambres qui s'y rattachent, dont ressortent la salle hypostyle et la salle en forme de fer à cheval, entre autres. Au bout de trente années, les travaux ont été repris, en excavant d'autres parties de son intérieur. Chronologiquement, nous pouvons situer sa fondation vers l'an 850 av. J.C., dont l'origine était le talayot central. Plus tard, et suivant les schémas de colonisation talayotique, on  y a adossé d'autres constructions, dont beaucoup étaient des demeures. Probablement, l'enceinte du mur daterait de 650 - 540 av. J.C. Mais ce n'était qu'avec l'arrivée des Romains (123 av. J.C.), que l'ensemble entra en déclin et fut progressivement abandonné et détruit. L'entrée est imposante et face à elle on a placé un monolithe dédié au poète Miguel Costa i Llobera qui utilisait Ses Païsses pour situer le poème "La deixa del geni grec" (1900).

 

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